blog - CanSAT

[CanSat] Juice : entre espace et biologie

Après une présentation et un guide général du projet CanSAT, je commence donc mon premier article pour ma participation au CanSAT Belgium 2025-2026.

JUICE, c’est le nom de notre équipe CanSat. Il fait référence à la mission spatiale JUICE (Jupiter Icy Moons Explorer), une mission de l’ESA qui étudie Jupiter et plusieurs de ses lunes glacées.

Nous sommes quatre élèves de rhéto de l’école Decroly : Nathan Bastin, Alexandre Itschert, Louna de Locht et Cassiel Urbanska. Nous participons donc à ce concours où l’objectif est de construire un “satellite” au format canette, lancé en altitude, capable de réaliser une mission scientifique et de transmettre des données vers une station au sol.

Un CanSat est une mini-charge utile qui doit intégrer, dans un volume très contraint, des fonctions proches de celles d’un satellite : capteurs, alimentation, microcontrôleur, radio, enregistrement des données, et un système de récupération (parachute) pour atterrir en sécurité.

Dans le cadre CanSat (niveau ESA/ESERO), la mission primaire (commune à toutes les équipe consiste typiquement à mesurer la pression atmosphérique et la température, puis à envoyer ces mesures à une station au sol, avec une cadence d’au moins 1 Hz.

Notre mission secondaire : un prélèvement biologique au sol

Cette partie du projet vise à étudier la présence de micro-organismes dans le sol de la zone d’atterrissage grâce à un prélèvement passif, réalisé au moment du contact au sol, puis analysé après récupération.

Avant le lancement, nous plaçons à l’intérieur du CanSat une mousse de laboratoire stérilisée. Un clapet situé à la base isole cet environnement stérile : pendant le vol, des électroaimants alimentés maintiennent le clapet fermé et empêchent toute entrée d’air.

À l’atterrissage, les électroaimants sont désactivés, ce qui libère l’ouverture du clapet. Un petit propulseur (hélice), conçu pour ne fonctionner qu’après l’atterrissage, se met alors en marche et aspire l’air extérieur chargé de particules de sol via un entonnoir, en dirigeant ces particules vers la mousse stérile.

Après récupération du CanSat, nous arrêtons manuellement l’hélice, puis transférons la mousse sur un gel stérile dans une boîte de Petri : les micro-organismes collectés peuvent alors se développer. Nous observons ensuite les colonies formées (nombre, aspect, évolution), afin de caractériser la présence microbienne au point d’atterrissage.

Pourquoi c’est intéressant ?

  • Détecter la présence de vie microbienne (ou son absence) au point d’atterrissage, puis observer l’évolution de la croissance des colonies après incubation.
  • Ajouter une dimension biologique à un projet majoritairement centré sur l’ingénierie et la physique, avec un protocole expérimental concret.
  • Mettre en œuvre un système embarqué plus complexe que la moyenne (hélice, entonnoir, clapet, électroaimants, commande), donc plus riche en intégration et en tests.
  • Simuler, à petite échelle, une logique proche de certaines missions spatiales (type sonde/Mars) : protection contre la contamination pendant le trajet, prélèvement au sol, puis analyse différée après récupération.
  • Sensibiliser à la richesse microbienne des sols, souvent invisible et sous-estimée, mais essentielle au fonctionnement des écosystèmes et à la vie sur Terre.

Et plus encore…

A noter que le projet CanSat ne se limite pas au vol : il inclut aussi la communication et la sensibilisation. Nous prévoyons des activités dans des classes (notamment primaire) et une présence via des supports comme Instagram / vidéos / site web, pour partager l’avancement et rendre le projet compréhensible.